Tendances mondiales : des investissements stables en 2025, mais un avenir prometteur pour 2026

Tendances mondiales : des investissements stables en 2025, mais un avenir prometteur pour 2026

Les données de fin d’année sont maintenant disponibles à l’échelle mondiale et, malheureusement, le portrait n’est pas particulièrement positif pour le Canada.

Alors que 2025 a représenté une année de reprise pour les investissements en immobilier commercial dans plusieurs régions du monde, le Canada est demeuré relativement stable. Des marchés comme l’Argentine, l’Afrique du Sud, la Turquie et le Vietnam ont connu une forte augmentation de l’activité transactionnelle et de l’intérêt des investisseurs, tandis que le Canada continue d’accuser un certain retard.

Il est clair qu’une reprise mondiale est en cours, mais le Canada peine toujours à retrouver son élan. Le pays demeure absent de plusieurs classements internationaux liés aux flux de capitaux étrangers et aux marchés les plus actifs. Ce phénomène ne s’explique pas uniquement par l’absence de mégatransactions dans les centres de données ou par le ralentissement du retour au bureau. Il reflète également des enjeux structurels plus larges, notamment la lenteur du repositionnement des valeurs et la tendance des prêteurs à prolonger les échéances plutôt qu’à forcer un ajustement réel aux conditions actuelles du marché.

Cela dit, le début de l’année 2026 est beaucoup plus encourageant.

Partout au pays, nous observons déjà des transactions majeures :

  • Des tours de bureaux du centre-ville se transigeant à plus de 100 millions de dollars
  • D’importants portefeuilles de parcs de maisons mobiles dans l’Ouest canadien
  • Des transactions impliquant des centres commerciaux fermés
  • Des opérations de vente avec relocation dans le secteur automobile
  • Des fusions de FPI commerciales de plusieurs milliards de dollars
  • Des acquisitions importantes de centres commerciaux au Québec ancrés par de grandes enseignes nationales

Ce qui rend cette reprise particulièrement intéressante, c’est qu’elle se produit sans baisse significative des taux d’intérêt. L’inflation demeure présente, les prix du pétrole restent élevés, et l’incertitude liée aux tarifs douaniers, à la géopolitique et aux accords commerciaux internationaux continue de peser sur les marchés.

La réalité est simple : personne dans l’immobilier commercial ne peut attendre éternellement. Les propriétaires, les prêteurs, les fonds institutionnels, les groupes de capital privé et les locataires doivent éventuellement transiger. Après plusieurs années de ralentissement causé par la hausse des taux d’intérêt, le resserrement quantitatif, les tarifs et l’incertitude mondiale, une importante demande refoulée commence maintenant à réapparaître.

À plusieurs égards, l’industrie semble entrer dans une nouvelle phase. Les capitaux qui étaient restés sur les lignes de côté au cours des dernières années commencent progressivement à se repositionner. Les investisseurs reviennent activement sur le marché et les actifs de qualité continuent d’attirer beaucoup d’attention malgré le contexte économique plus complexe.

Le timing redeviendra probablement l’un des facteurs les plus importants de création de valeur au cours des 12 à 24 prochains mois. Les groupes qui sauront anticiper la direction du marché avant le retour complet du momentum seront vraisemblablement les mieux positionnés pour la suite.

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